Le mépris…
Ça fait quand même deux jours que je devrais “savourer” la victoire du non… mais je dois vous avouer que les réactions au soir de l’élection, et la lecture/l’écoute des éditorialistes du lendemain, ont eu un effet de douche froide.
Si vous ne l’avez pas encore fait, allez lire l’édito de July “Chef-d’œuvre masochiste“… ou bien celui de Colombani “L’impasse”… Ces deux la n’en reviennent pas, ils se sont à un tel point “engagés” pour le oui, avec une telle assurance (oserai-je suffisance), que le non ne peut venir que de nationalistes, de xénophobes, d’adeptes du populisme, de petites gens, auxquelles on n’a pas bien expliqué, de citoyens qui ont lu le TECE… mais qui ne l’ont pas compris, qui n’ont pas mesuré les enjeux. ASSEZ….
Excusez moi M. July… mais vous êtes quand même à la “tête” d’un journal qui, encore quelques jours avant le référendum, proposait un sondage en ligne (dont on peut penser qu’il est quand même “alimenté” par vos lecteurs) qui donnait le non entre 60 et 70%. Pardonnez-nous d’avoir été des lecteurs mal comprenants… de ne pas avoir suivi la ligne éditorial… d’avoir lu ce TECE et de ne pas y avoir trouvé cet espoir démocratique, social et européen qui aujourd’hui encore vous aveugle.
On avait les partis politiques “en opposition de phase” avec leur base… maintenant, on a les journaux en froid avec leurs lecteurs…
M. July, le paroxysme du masochisme serait de continuer à acheter un journal où je me fais engueuler, et traiter “constitutionnellement” de xénophobe et de taré.
Dieu merci, je ne suis pas seul… Bernard Cassen dit que c’est normal… le Coup de massue qu’ils ont pris sur la tête, aurait du les rendre plus lucides (selon les chinois)… mais là, il a peut être été trop fort, et la lucidité sera pour plus tard… Quant à Pierre Marcelle (qui voit aussi les choses de l’intérieur) dans “Ils vont bouder longtemps ?”, espère que la raison leur reviendra. Je l’espère aussi, et je leur souhaite un prompt rétablissement… car sinon, on pourrait croire que le non menait bien à un blocage… mais orchestré par les mauvais perdants du oui.